SAUTERNES CHATEAU D'YQUEM - 2001
Dans cette série faite au château en mars 2008, ce fut pourtant le vin au nez le plus riche et le plus rôti. La note colle scotch a ralenti mon enthousiasme. La bouche se présente dense, musclée, fruitée, avec un type de fruit frais et confit. Le vin rebondit en finale, sur une note rôtie puissante et un toucher fondant. La persistance est chaleureuse. Je l’explique par une association entre l’alcool et l’acidité. Il est probable qu’il faille attendre. Ne pas le servir avant 2012. A BOIRE : 2010-2100 selon R. PARKER
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BORDEAUX - SAUTERNAIS - BLANC - PREMIER CRU SUPERIEUR - Note Parker : 100/100
Un terroir d exception, un vignoble savamment séléctionneé. Un savoir-faire ancestral transmis et perpétué de génération en génération... Auntant d éléments qui contribuent, année après année, au miracle d Yquem. Sur les 113 hectares du vignoble, une centaine simplement sont en production puisque chaque année, deux à trois hectares de pieds de vigne âgés sont arrachés puis laissés en jachère un an. Ils sont ensuite replantés, et il faudra aux nouveaux ceps au moins cinq ans avant de pouvoir donner un raisin répondant aux critères très sévères d Yquem. Une douzaine d hectares sont ainsi en permanence mis en repos. Le vignoble d Yquem est planté avec deux cépages : Le Sémillon (80% du vignoble) riche et séveux, qui fournit charpente et volume, et le Sauvignon (20% du vignoble), précoce mais moins régulier, qui complète le vin par ses arômes et sa finesse. Ce vignoble fait l objet de soins attentifs. Fidèles au savoir-faire de leurs aînés, les équipes qui travaillent sur le domaine continuent ainsi de cultiver le sol et de mener la vigne de façon traditionnelle sous la direction du chef de culture. La précocité du millésime ett uelques gouttes de pluie début septembre permettent, les 18 et 19, un premier ramassage à très haut degré sur la moitié du domaine. Les 30mm de pluie qui tombent alors provoquent un démarrage explosif du Botrytis cinerea et, dès le 27-28 nous pouvons accher la première trie. Le 1er octobre tout a séché et les véritables vendanges commencentt car les 20 degrés sont là. Après une dernière frayeur avec 17mm d eau le 3 octobre, une prévision météo idéale se profile alors avec un anticyclone sec et venté pendant 12 jours. toute la récolte est botyrisée et ne demande plus qu à concentrer. Un véritable "Sprint" démarre le 10 octobre : Pendant huit jours, nous engageons une course pour couper, avant que le degré ne soit trop haut, les terroirs dans l ordre où ils se présentent. Tout le matériel et un personnel important sont mis à contribution durant cette période pour amasser cette récolte à son optimum. Une semaine pluvieuse autour du 20 octobre interrompt la cueillette. La fiin de la quatrième trie et le début de la cinquième seront ramassés après le 23 octobre. Mais bien qu ayant un dgré très élevé, elles ne seront pas, au final, intégrées à l Yquem. Le milléime vu par l équipe d Yquem : Robe d un bel or brillant. Nez intense de fruits mûrs (Mirabelle, abricot, notes exotiques de mangue) et de fruits secs (figue, raisins secs, coing) auxquels succèdent des notes de fruits blancs (poire, pêche de vigne). Le nez évolue ensuite vers des notes plus épicées, de type safran, curry, puis des notes grillées pour finir sur des arômes très frais de menthe et d eucalyptus. Le nez de ce millésime est d une complexité rare et ne demande qu a s épanouir encore. En bouche, l attaque est somptueuse, d un volume et d une amplitude rares. La suavité et la structure tellement pleine de ce vin vous emportent vers un plaisir gustatif intense, où tout est harmonie, opulence et raffinement, simultanément. Rarement dans l histoire d Yquem, une telle impression de perfction fût décrite. La longueur en bouche est infinie, prolongeant ainsi les sensations multiples ressenties lors de la dégustation. A l issue de ce plaisir unique une seule idée vous obsède : Replonger dans l univers extraordinaire de cet Yquem 2001 ! Dégustation J.M. Quarin : Noté 17.5 en 2008-03 en bouteille au château Dégusté au château en mars 2008. Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’un Yquem d’exception, comme le pensent d’autres. Goûté en 2006 chez un particulier à l’aveugle, sa finale à l’amer prononcé m’avait laissé sans frissons. Je le notais 16,5 lui préférant à l’aveugle la qualité du 95 (17,75). Dans cette série faite au château en mars 2008, ce fut pourtant le vin au nez le plus riche et le plus rôti. La note colle scotch a ralenti mon enthousiasme. La bouche se présente dense, musclée, fruitée, avec un type de fruit frais et confit. Le vin rebondit en finale, sur une note rôtie puissante et un toucher fondant. La persistance est chaleureuse. Je l’explique par une association entre l’alcool et l’acidité. Il est probable qu’il faille attendre. Ne pas le servir avant 2012. A BOIRE : 2010-2100 selon R. PARKER