CHATEAUNEUF DU PAPE DOMAINE DE BEAURENARD BOISRENARD - 2007

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Rare puisqu’il représente seulement 7% de la production totale de l’appellation. C est une spécialité de la famille comme en témoignent quelques bouteilles de blanc 1929. Le choix du sol est primordial, seules certaines parcelles permettent cette véritable fusion terroir/cépages blancs traditionnels. Produit uniquement avec des raisins blancs, on y trouve 30% de Clairette, 20% de Grenache blanc, 25% de Bourboulenc, 22% de Roussane et 3% de Picpoul et Picardan.

 

RHONE SUD - AOC - CHATEAUNEUF DU PAPE - BLANC - Note Parker : ND WS=93
Rare puisqu’il représente seulement 7% de la production totale de l’appellation. C est une spécialité de la famille comme en témoignent quelques bouteilles de blanc 1929. Le choix du sol est primordial, seules certaines parcelles permettent cette véritable fusion terroir/cépages blancs traditionnels. Produit uniquement avec des raisins blancs, on y trouve 30% de Clairette, 20% de Grenache blanc, 25% de Bourboulenc, 22% de Roussane et 3% de Picpoul et Picardan. La vendange est manuelle et triée. Le pressurage pneumatique permet une extraction à basse pression. La fermentation, à température contrôlée de 18 à 20°C, rehausse le fruit en évitant les arômes “technologiques”. Vient ensuite, la conservation sur lies fines, quelques mois avant la mise en bouteilles. La fermentation malolactique n’est pas effectuée. Un élevage en cuve et en fûts (10 à 20%), suivi d une mise précoce (5 à 6 mois après la vendange) emprisonnent le fruit et la vivacité. Le terroir à Châteauneuf-du-Pape est unique avec notamment ses gros cailloux qui, chauffés par le soleil, diffusent providentiellement dans le sol une chaleur douce, favorisant ainsi la maturité et la concentration des raisins. Le Domaine dispose de la “Symphonie des 13 cépages” caractéristique de l’appellation, apportant la complexité aromatique, la puissance et l équilibre. Les blancs sont issus de cépages blancs : Clairette, Roussane, Bourboulenc, Grenache blanc, Picardan et Picpoul. La moyenne d’âge des vignes est d’environ 45 ans Source : Domaine Beaurenard Côté Presse - L Express (juin 2012) Daniel Coulon, D’Artagnan des vignes, ferraillant pour l’authenticité de ses vins et le respect du terroir, il défend chaque jour, armé de son sécateur, l’honneur de Châteauneuf du Pape. Avec sa ligne de sportif, sa fine moustache, son accent rocailleux, et Joyeux son cheval comtois, Daniel Coulon a des faux airs de mousquetaire. Un d’Artagnan des vignes qui, comme dans Vingt ans après (la suite des Trois Mousquetaires), aurait pris de la bouteille, tout en gardant son goût intact pour l’aventure. Armé d’un sécateur et d’une pipette, guidant parfois Joyeux dans les rangs des vieilles vignes trop serrés pour être travaillées au tracteur, notre héros est aussi, à 51 ans, le fruit d’une lignée, d’un terroir. Un d’Artagnan, vous dis-je ! Dans la famille Coulon, cela fait sept générations que l’on produit, au domaine de Beaurenard, d’excellents vins Châteauneuf du Pape. Paul, le père, a passé la main à ses deux fils, Daniel et Frédéric, voilà un quart de siècle. Depuis, il se consacre à son musée de l’Outil installé à Rasteau, qui rassemble 2000 instruments traditionnels racontant l’histoire de la viticulture. En vieux capitaine des vignes, il tient aussi son journal : plus d’une trentaine de volumes, un par an d’environ 600 pages, relié cuir - où il témoigne de l’évolution du domaine. Et recense les comptes, la météo, les statistiques oenologiques et les articles de presse. L’art de la transmission. Il utilise des orties pour soigner les vignes de manière naturelle et préventive. Quand Daniel et Frédéric ont pris sa relève, le premier s’est consacré à la vigne, tandis que son cadet prenait en main le commercial et la gestion de leurs propriétés d’une soixantaine d’hectares - 30 à Châteauneuf du Pape et 30 à Rasteau. Amoureux de sa région qu’il arpente en VTT, fou de nature, Daniel s’est passionné dés les années 1990 pour la biodynamie. «Mon père m’avait donné une formation cartésienne, confie t-il, et le milieu du bio lui semblait un peu sectaire. Il craignait aussi que je fasse des vins qui sentent trop l’écurie ! » Mais le fils s’entête. Il épluche les livres, sillonne l’Alsace ou la Champagne pour échanger son expérience avec d’autres viticulteurs. Plutôt que de traiter, il utilise des orties pour soigner les vignes de manière naturelle et préventive. Son travail est rythmé par les jours « feuille », « racine », « fruit » ou « fleur », en fonction de la position des planètes. Il s’éveille parfois à quatre heures pour aller répandre, au lever du soleil, des infusions d’herbes. Si certains le trouvent gentiment allumé, Isabelle, sa nouvelle épouse, une kiné qui cultive ses plantes médicinales selon les mêmes principes, le soutient mordicus. Et bientôt, le résultat est là, visible, tangible. Dans les flacons. Vinifiés sans levure, ces vins ultra naturels élaborés à partir des fameux treize cépages de Châteauneuf - mais une majorité de grenache - sont éblouissants. Les 2009, blancs ou rouges, sont frais et longs en bouche, élégants, assez minéraux. Des vins à garder longtemps, qu’il s’agisse des Beaurenard ou des vieilles vignes (60 à 100 and d’âges) des cuvées spéciales « Boisrenard », conservées 18 mois en fûts. Et cela sans hausse de prix, malgré les surcoûts du bio. Un véritable petit miracle. Dans les prochaines années, la nouveauté devrait cette fois venir de Victor et Antonin, les deux plus grands fils du Mousquetaire, qui vont à leur tour prendre du service. La huitième génération. Olivier Le Naire