GEVREY CHAMBERTIN DOMAINE DENIS MORTET - 2009

Au Vellé apporte la structure, la matière et un
parfum épicé. En Motrot apporte la fraîcheur et la souplesse.
L’assemblage des deux donne un vin aussi solide que fruité.
Mets & vin : poulet sauté bourguignonne, lapin aux olives
BOURGOGNE - COTE DE NUITS - ROUGE - Note Parker : 89+/100
Climats et sols : depuis le millésime 2006, cette cuvée est composée de raisins provenant de différentes parcelles situées autour du village et principalement des parcelles de « En Motrot » et « Au Vellé » En Motrot : les terres sont caillouteuses, profondes et compactes Au Vellé : en bas, les terres sont profondes avec un peu de cailloux et d’argiles. En haut, elles sont moins riches Superficie : En Motrot : 35 ares ; Au Vellé : 1,30 ha et 85 ares d’autres parcelles Âge moyen des vignes : 40 ans Densité de plantation : 10 000 pieds/ha Signe particulier : assemblage de micro-climats Cépage : pinot noir Viticulture : taille en guyot simple, labours mécaniques, ni engrais ni désherbant chimiques, amendements organiques exclusivement Vendanges : manuelles en petites caisses Vinification : tris sévères des raisins, égrappage total, fermentation alcoolique en levures indigènes exclusivement, remontages, pigeages très modérés Élevage : 18 mois en fûts de chênes : 60 % bois neuf, 40 % 1 vin Style : Au Vellé apporte la structure, la matière et un parfum épicé. En Motrot apporte la fraîcheur et la souplesse. L’assemblage des deux donne un vin aussi solide que fruité. Mets & vin : poulet sauté bourguignonne, lapin aux olives En 2007, on a vendangé un peu plus tôt. Ces deux millésimes ont donné beaucoup d’acide malique : les vins sont difficiles au tout début mais après fermentation malolactique, ils sont très ronds, très fruités et très longs. Évidemment, il fallait aussi faire des extractions très douces en misant sur la couleur naturelle des vins. 2008 donnera des vins encore plus fruités qu’en 2007. » Vinifier en douceur Respect des sols et de la vigne, maturité très surveillée des grappes, tapis roulants faits sur mesure pour un triple tri des raisins à réception de la vendange. Pour Arnaud, gommer ensuite ce travail de haute-couture et masquer l’identité de chaque climat serait pur sacrilège. Il préfère parler d’infusion plutôt que d’extraction. En 2008, grâce à un égrappoir spécialement conçu pour le domaine, il a vinifié pour la première fois en baies entières tout en égrappant à 100 % ! À la fin des fermentations alcooliques, il restait des grains entiers qu’il a mangés comme des cerises à l’eau-de-vie. Comment ne pas faire des vins fruités avec une telle matière ? Remontages fréquents mais peu de pigeages : en 2000, Denis avait freiné sur cette pratique pour affiner le style de ses vins. Arnaud a continué dans cette voie-là.