VIN DE TABLE DE FRANCE DOMAINE ELIAN DA ROS COUCOU BLANC - 2007

Pas d’engrais, pas de levures extérieures et une vinification parcelle par parcelle. La Rolls du Marmandais.

 

SUD-OUEST - VIN DE TABLE - BLANC
Vin élevé en foudres et barriques de chêne. Le côtes-du-marmandais fait partie de ces appellations de la périphérie bordelaise qui ont du mal à se distinguer. Le manque de reconnaissance extérieure favorise souvent l insuffisance d ambition et il faut des initiatives individuelles pour donner l exemple. Il y avait déjà eu Robert et Agnès Schulte et leur château de Beaulieu. Aujourd hui, Elian Da Ros, installé depuis huit ans sur 16 hectares, montre ce que le travail exigeant du maniaque qu il est peut produire sur ces terroirs. Il a replanté des porte-greffes peu vigoureux, travaille sans engrais ni levures extérieures et vinifie parcelle par parcelle, pour obtenir, au terme d élevages longs, des cuvées uniques et des alliances subtiles, comme ce bel assemblage de merlot et de cabernet franc, opulent, fruité et gourmand. Source : l Express Côtes-du-marmandais, une appellation qui ne faisait pas rêver. On l’avait remisée au placard des vins perdus pour la France. Du vin de coopérative produit sans envie. Et puis Elian da Ros est arrivé. Un vigneron de conviction qui assume ses choix. « Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras plus grand ? ». Immanquablement, les petits garçons répondent pompier ou pilote de chasse. Le petit Elian, à peine plus haut qu’un cep de vigne répondait à trois ans « paysan ». Cinq ans plus tard, « vigneron ». Admirable mais logique quand on sait que son grand-père puis son père travaillaient la terre et la vigne. Un peu de céréales, une pincée de culture maraîchère, un zeste de tabac brun et des kilos de raisins vendus à la coopérative. Le mot est lâché…coopérative. Tout ce qu’Elian da Ros déteste et combat. Le vin, il ne le conçoit pas de cette manière. Les côtes-du-marmandais ont besoin de redorer leur blason et après ses études d’œnologie et une expérience de maître de chai en Alsace chez Zind-Humbrecht, Elian revient au pays pour « faire du vin », se distinguer de son voisin bordelais envahissant et insuffler de l’ambition dans un vignoble qui ne se pose plus de questions depuis des lustres. Dès son arrivée, il se retire de la coopérative. Ca cause dans le Landerneau des grappes. L’enfant du pays devient un dissident rapidement repéré par les sommeliers des grandes maisons - Trama, Guérard, Loiseau, Troisgros - qui référencent son « Chante Coucou » et son « Clos Baquey » 1998. Premières vendanges, premiers millésimes, premiers éloges et premières ruptures de stock qui se confirment après son passage en biodynamie. Pas d’engrais, pas de levures extérieures et une vinification parcelle par parcelle. La Rolls du Marmandais. Source : les gourmandises de Philippe