CHAMBERTIN DOMAINE TRAPET PERE & FILS - 2001

Note RVF: 18/20.
Robe grenat, magnifique nez délicatement toasté avec des notes réglissées, corps harmonieux, grande longueur, grande classe : remarquable vinification.
BOURGOGNE - COTE DE NUITS - ROUGE
Note RVF: 18/20. Robe grenat, magnifique nez délicatement toasté avec des notes réglissées, corps harmonieux, grande longueur, grande classe : remarquable vinification. source RVF. Le Chambertin "Royal" "Chambertin !... Son nom est d une prestigieuse évocation. Le lieu est un des plus nobles qui soit. Cette noblesse, active et vivante renouvelle chaque été au soleil, le miracle de la nature" Gaston Roupnel. Ce miracle de la nature, pressenti par Arthur Trapet un beau matin de mai 1919, lorsqu il décida d acheter sa première parcelle de Chambertin, nous tenons à en être dignes. Jours après jours, saisons après saisons, nous oeuvrons pour faire vivre ce royal terroir. Ce finage assure, d ailleurs le plus long règne de l histoire. Sa première évocation date de 630, où le Duc Amalgaire donne aux religieux de l abbaye de Bèze son vignoble d élite. Un peu plus tard, en 1219, l abbaye de Bèze située au nord-est de Dijon cède son domaine au chapitre de la cathédrale St Mammès de Langres. C est à cette époque qu apparait la mention de "boschus de campo Bertuyn", bois de Chambertin voisin immédiat du Clos de Béze. Il s agit alors d un champ possédé par un certain Bertin. Au cours des siècles qui suivront, de nombreux propriétaires façonneront cette merveilleuse terre. "Les hommes changent mais la terre reste". Cette somptueuse terre où coule le sang bleu du Pinot Noir, est d une composition géologique complexe. Le bas est marno-calcaire avec de superbes argiles à grande surface interne. La partie haute est beaucoup plus blanche et marneuse, ce qui a pour conséquence de ralentir le cycle végétatif et de conférer à ce vin joyau, un équilibre royal et rare ! Ce vin de Chambertin ouvre un univers infini, illimité, insaisissable, l un des plus riches qui soit ! 2001: le millénaire commence bien! Classicisme, structure et équilibre Jean-Louis Trapet Août 2003 Classicisme, tel est le premier qualificatif qui me vient à l’esprit pour évoquer ce millésime 2001. Classique, dans l’unité de lieu, dans cette capacité de restitution des potentialités des terroirs malgré une météo contrastée et parfois extrême. Classique, aussi l’unité de temps, de ce temps bourguignon, dans cette tonalité sans doute moins exubérante, plus retenue que 99 ou 2000, mais sur un mode plus frais et plus dynamique. Nous sommes heureux aujourd’hui de vous raconter la belle histoire de ce millésime au potentiel remarquable. Hiver 2000: Peut-on réellement parler d’hiver? Aidés par des températures douces, mais souvent gênés par de nombreuses pluies, nos travaux de taille progressent à un train de sénateur, que seules les réunions de copains vignerons, et un gel de -7° fin février, viennent perturber. La vigne est définitivement débarrassée de ses habits de l’année précédente, le vendredi 16 mars. Nos valeureuses vigneronnes commencent alors l’attachage des baguettes. Malgré la pluie abondante (165 mm en mars, 3 fois plus que les normales), il faut faire vite car déjà, les pleurs annonçant le débourement s’intensifient. C’est en effet le vendredi suivant: le 23 mars, que nous aurons la surprise de voir sur les plus jeunes plants l’éclatement des premiers bourgeons! Ce débourement, très précoce est ralentit par des petites gelées matinales du 13 au 23 avril. La végétation est alors bloquée, si bien qu’à la mi-mai nous avons prés d’une semaine de retard par rapport à 2000. Profitant de ce répit bien illusoire, nous nous activons à planter une parcelle de Marsannay Grasses têtes en Pinot noirien fin et en Chardonnay. Les premières fleurs sont alors repérées en Chapelle-Chambertin, le samedi 9 juin. Dans ce contexte assez mitigé, la floraison est étalée, ce qui favorise sans doute une résistance naturelle de la plante aux agressions multiples. Après la pluie le beau temps, la première décade de juillet est absolument splendide et les petites grappes se ferment autour du 10 juillet. Dans ces conditions favorables la véraison très rapide est atteinte dès le 6 août. Certains jeunes pieds impétueux et fougueux restent encore à dompter, nous réunissons alors le ban et l’arrière-ban pour constituer une équipe de vaillants vendangeurs en vert, ces jeunes raisins sont alors sacrifiés sur l’autel du «terroir avant tout». Après 1er septembre: l’automne est semble-t-il en avance, l’atmosphère se rafraîchit , le ciel est très couvert avec de temps à autre un peu de bruine. Cette période assez instable aurait pu dégrader l’état sanitaire, mais les petits raisins préservés par le froid, tiennent bons. Jeudi 20 septembre, veille des Vendanges : L’équipe est au complet. Je rends une dernière visite aux vignes afin de déterminer précisément l’ordre de récolte. Les raisins sont très sains avec un bel équilibre acide, les peaux sont fermes et la qualité des tanins semble excellente ! Après le questionnement vient l’espoir, l’espoir d’une récolte exquise, riche de sève et reflet du terroir qui la porte. Les prévisions météo nous confirment que le temps s’améliore. Honneur aux Gevrey! Nous décidons que la récolte des Chambertin se fera plus tard en jour fruit (selon le calendrier biodynamique): le lundi 24 septembre. Alors que l’escouade de vendangeurs s’active dans les rangs de vigne, l’équipe méticuleuse, minutieuse de trieurs parachève le travail d’une saison de labeur. Les espoirs naissent alors, espoirs d’un grand millésime bourguignon où la fraîcheur préserve la complexité de nos petits raisins. Prometteurs, les jus sont assez rapidement colorés, élégants et francs, ils sont de plus dotés d’une très belle acidité (garante de longue garde) et de tannins fermes. La «malo» pousse au début de l’été 2002. Aujourd’hui, après une mise en bouteille soigneuse et respectueuse des cycles cosmiques, nous sommes heureux de proposer aux amateurs, un millésime fidèle aux gestes du vigneron, conjonction du ciel qui l a vu naître et de son terroir. source Domaine Trapet.