SAINT JULIEN CHATEAU DUCRU BEAUCAILLOU - 1996
Il doit son nom aux ‘beaux et gros cailloux’ qui caractérisent son terroir dont les exceptionnels avantages viticoles se traduisent dans la finesse et l’élégance des vins qu’il permet de produire. Comme les plus grands crus classés qui, de Margaux au sud à Saint-Estèphe au nord, s’égrènent le long de l’estuaire, cette propriété est perchée sur un splendide site médocain avec une vue imprenable sur la Gironde.
VINS DE BORDEAUX - SAINT JULIEN - ROUGE - DEUXIEME CRU - Note Parker : 96/100 - SAINT JULIEN CHATEAU DUCRU BEAUCAILLOU - 1996
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BORDEAUX - SAINT JULIEN - ROUGE - DEUXIEME CRU - Note Parker : 96/100
Pour la petite histoire
Les origines du Château Ducru-Beaucaillou
remontent au tout début du XVIIIème et
précisément à 1720.
Il doit son nom aux ‘beaux et gros cailloux’ qui caractérisent son terroir dont les exceptionnels
avantages viticoles se traduisent dans la finesse et l’élégance des vins qu’il permet de
produire.
Comme les plus grands crus classés qui, de Margaux au sud à Saint-Estèphe au nord,
s’égrènent le long de l’estuaire, cette propriété est perchée sur un splendide site médocain
avec une vue imprenable sur la Gironde.
C’est un des seuls châteaux de la région bordelaise qui soit bâti sur ses chais et l’un des rares
crus classés habités en permanence par ses propriétaires. La famille Borie possède cette
propriété depuis plus de soixante ans. Gérée par Jean-Eugène Borie SA, elle appartient à
Madame Jean-Eugène BORIE, sa fille Sabine COIFFE et son fils Bruno Eugène (Président du
Directoire).
Le terroir : l’avis de l’universitaire
Au plan topographique et géologique, le terroir viticole de Ducru-Beaucaillou est à bien des
égards exceptionnel et favorable à la production de très grands vins.
De plus, sa proximité immédiate de l’estuaire de la Gironde joue un rôle capital sur le micro
climat de ce vignoble. Les énormes quantités d’eau mises en mouvement par les marées quatre
fois par jour, agissent comme un véritable « climatiseur » adoucissant les rigueurs de l’hiver et
apaisant les canicules estivales. Dans ce vaste estuaire qui fait ici 6 kilomètres de large,
s’associe à ces mouvements d’eau un brassage des masses d’air locales qui vient encore
davantage modérer le climat, épargnant aux vignobles qui l’occupent, notamment beaucoup
de gelées (réf 1991) et d’orages de grêle (exception historique 2003).
Le terroir communal de Saint Julien (800 hectares) se caractérise par une couverture de graves
garonnaises datée du Quaternaire ancien (Günz) qui s’amenuise progressivement d’est en
ouest pour finir sur la partie occidentale de l’appellation par de fines graves blanches et des
sables éoliens.
1Noté 17 en 2008-05 en bouteille au château
1996 - 17 versus 1995 - 17,75 Très réussis depuis leur naissance, ces deux millésimes n’ont cessé d’opposer les hommes qui les dégustaient. Les Médocains authentiques préféraient le 1996, le décrivant comme plus fin et plus élégant, quand je regrettais un manque de puissance en milieu de bouche. Les Médocains authentiques jugeaient 1995 plus pataud, moins subtil, quand je lui trouvais de la chair en milieu de bouche et de l’élégance, alors qu’il n’était pas longiforme. Dix ans après, y voit-on plus clair ? Oui, l’écart entre ces deux vins s’accentue. Aujourd’hui, le 96 développe un bouquet de vieillissement et offre un beau nez de cèdre, alors que 1995 semble encore très jeune. La bouche est toujours aussi tendue, délicieuse, mais sans ampleur. Belle finale au grain fin. A boire avant 2020. A la couleur comme au nez, 1995 paraît plus jeune. En bouche, la puissance et le plaisir liés aux nuances sont inédits. C’est grand ! Le vin s’achève très, très bon, long, aromatique, avec une texture tannique raffinée. On peut commencer à le boire ou attendre 2010 et avant 2035. Pour mémoire, le même différentiel existe à château Margaux où il se dit de plus en plus que 1995 passe devant 1996.
Noté 16.75 en 2004-02 en bouteille chez un particulier
La couleur est rouge sombre et légèrement plus évoluée que le Las Cases. Le nez est assez intense et sent surtout les fruits très mûrs, ce qui est assez incroyable dans ce millésime. En bouche, le vin se montre gras dès l attaque mais aussi fin dans son toucher. Il présente un goût prononcé de cassis et de cèdre. Après le milieu de bouche, malheureusement, le vin devient plus simple, manque de subtilité et ne tient pas les promesses ressenties à l attaque. Persistance sur un goût fumé.
Noté 18 en 2004-02 en bouteille au château
La couleur est rouge sombre et intense. Le nez se montre de suite fin, très fruité, frais. Il sent le cassis et le cèdre. En ce sens, il est fidèle à l image que j ai de Ducru Beaucaillou. L entrée en bouche est suave, puis le vin se développe rond et ample en milieu de bouche. Il avance doucement et minutieusement avec pourtant une très grande énergie. Voilà qui est formidable ! Il s achève long sur un grain tanique à la fois ferme et fin aux arômes de cassis, de poivre, de cèdre et de chêne. C est un grand vin très bien équilibré et complet qui associe, sur cette bouteille, la puissance et la suavité. Ce soir-là, il a dominé la dégustation des seconds crus.
Source : J. M. Quarin
I tasted the 1996 Ducru Beaucaillou on four separate occasions from bottle in January. The 1996 is long, with a deep mid-palate. It also reveals tannin in the finish. This wine is remarkable. It is muscular, concentrated, and classic. Bottled in late June, 1998, it exhibits a saturated ruby/purple color, as well as a knock-out nose of minerals, licorice, cassis, and an unmistakable lead pencil smell that I often associate with top vintages of Lafite-Rothschild. It is sweet and full-bodied, yet unbelievably rich with no sense of heaviness or flabbiness. The wine possesses high tannin, but it is extremely ripe, and the sweetness of the black currant, spice-tinged Cabernet Sauvignon fruit is pronounced. This profound, backward Ducru-Beaucaillou is a must purchase. It will be fascinating for readers who own the 1996 to follow the evolution of this exceptional vintage. Anticipated maturity: 2008-2035.
Source : Robert Parker
91/100 - Intense aromas of cedar, vanilla, leather and blackberry. Full-bodied, with coffee, vanilla, ripe fruit and a medium finish. Just about ready. The 1995 is certainly better.-- 95/ 96 Bordeaux retrospective. Drink now. -JS
Source : Wne Spectator