CHATEAUNEUF DU PAPE DOMAINE DE LA MORDOREE REINE DES BOIS - 2012

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Depuis toujours notre philosophie est de produire les meilleurs vins possibles. Pour cela nous avons sélectionné les meilleurs terroirs, les plus grands cépages et adopté des méthodes de culture qui respectent véritablement l’environnement. La vinification et l élevage des vins marient tradition et modernité.

RHONE SUD - AOC - CHATEAUNEUF DU PAPE - ROUGE
Appelation : CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE - Cuvée : " La Reine des Bois " Surface de vignoble : 5 Ha. - Rendement : 30 Hl./Ha. Cépages : Grenache 80 % Mourvedre 10 % Syrah 5 % Counoise 2,5 Vaccarese 2,5 % Age des vignes : 60 ans - Terroir : Argilo-silicieux sur galets roulés. Vendanges : manuelles Vinification : Egrappage total, longue macération et fermentation de 30 jours à des températures maximum de 34°. Elevage : 30% en fûts de chêne, 70% en cuve. Mise en bouteille : au Domaine. Depuis toujours notre philosophie est de produire les meilleurs vins possibles. Pour cela nous avons sélectionné les meilleurs terroirs, les plus grands cépages et adopté des méthodes de culture qui respectent véritablement l’environnement. La vinification et l élevage des vins marient tradition et modernité. Les résultats de nos efforts nous ont permis d’être immédiatement récompensés dans les concours comme le Concours Général Agricole de Paris et d’autres où nous avons reçu plus de 160 médailles depuis 1985. La presse spécialisée et les plus grands critiques du vin comme la Revue du Vin de France, Wine Spectator, Robert Parker ont reconnu la qualité de nos vins. Le climat méditerranéen dont nous bénéficions et la beauté de notre région sont également propices au tourisme, à la découverte de paysages uniques ainsi qu’à l’enrichissement culturel : Avignon, Arles, Nîmes, la Camargue, le Pont du Gard, la Mer Méditerranée, le Luberon et les Cévennes sont à proximité immédiate et offrent à l’amateur de gastronomie, de culture, de nature ou de vieilles pierres des possibilités infinies. Cet environnement exceptionnel nous a naturellement inspiré lors du choix du nom du Domaine : la Mordorée, surnom poétique de la bécasse des bois, oiseau migrateur qui nous rend visite du mois d octobre au mois de mars. Pour nous, la façon d’obtenir un résultat est au moins aussi importante que le résultat lui même. La meilleure qualité possible est évidemment notre objectif, mais pas à n’importe quel prix : il n’y a pas que le résultat qui compte. Nous avons une éthique qui nous impose un immense respect de ce don de la nature que sont les terroirs et les paysages de notre région. Cette éthique exige une déontologie à chaque étape de la production pour que demain les générations futures puissent vivre en harmonie dans ce milieu exceptionnel. Nous ne sommes que de passage sur cette terre et notre vocation n’est pas d’épuiser les ressources dont nous disposons, mais de les mettre en valeur. Ainsi toutes nos pratiques sont réfléchies de façon à être respectueux de l’environnement. C’est une voie que nous suivons depuis 15 ans mais pour laquelle nous faisons d’immenses efforts ces 5 dernières années en mettant l’innovation au service des traditions. Dans cette démarche un mot et sa signification sont essentiels pour nous : le respect : respect des hommes, respect de la nature, respect des clients, respect des cultures et de nos convictions. Ces règles intangibles sont le socle de notre propriété, elles orientent notre réflexion et notre action aujourd’hui et nous guideront demain. De plus en plus de vignerons n’ont plus les pieds sur terre ou plutôt, sur leurs terres. Ils sont en effet trop occupés à sillonner le monde en avion pour prêcher leur bonne parole. Les « grands vignerons » d’aujourd’hui sont surtout de grands managers experts en marketing. Parfois ce ne sont que des investisseurs, le plus souvent ce sont, au mieux, des gérants d’entreprise qui donnent leurs directives à un chef de culture, un responsable de cave et qui découvrent leurs vins une fois finis. Nous-mêmes sommes à des années lumières de cette philosophie. Être vigneron ce n’est pas un métier comme les autres, c’est plutôt une vocation, une passion dévorante qui nécessite de ne jamais perdre le contact avec ses vignes. • Comment vinifier correctement des raisins dont on n’a pas pris soin toute l’année ? • Comment évaluer les forces et les faiblesses d’un millésime si l’on en n’a pas ressenti tous les aléas climatiques ? • Comment faire des choix de vinification si l’on ne connaît pas l’histoire de ses raisins ? • Comment améliorer les méthodes culturales si on ne sait pas quelles influences elles auront sur le vin ? Être vigneron c’est connaître son vignoble par cœur, en connaître chaque pied de vigne, ressentir le stress de la sécheresse de 2003, les pluies de 2002, comme si on était une plante soi même. Être vigneron c’est avoir les deux pieds sur sa terre, dans sa terre, comme des racines, pour essayer de ressentir ce que la vigne ressent et vinifier ses fruits chaque fois différemment. Être vigneron ce n’est pas appliquer des méthodes scientifiques, il y a une place essentielle pour l’instinct, la passion, le ressenti, l’improvisation, bref… pour l’homme. C’est peut-être ce qui fait la différence entre des vins techniquement parfaits et des vins qui ont une âme. C est une des rares activités, dans le monde, où il n’est pas nécessaire d’être une grande entreprise pour être connu. On peut, au contraire, rester de petits artisans qui proposent des vins uniques, en quantité limitée, pour une clientèle de connaisseurs passionnés, qui ne veulent pas de produits standard, mais des vins qui possèdent une vraie personnalité, une identité forte. Nous ne cherchons pas à plaire à tout le monde, nous essayons simplement de rester nous-mêmes... Issus de familles de vignerons ce n’est qu’en 1986 que nous décidons de nous consacrer exclusivement à notre passion : le vin, après avoir vendu nos entreprises spécialisées dans la protection individuelle de haute technologie. Ce choix n’a pas été fait sans de longues réflexions sur les aspects qualitatifs et le respect de l’environnement ; le but fixé fut simple : produire le meilleur vin dans chacune des appellations tout en respectant la nature et les hommes. Puis, avec de nouvelles acquisitions de terres nous avons agrandi le vignoble au gré de nos coups de cœur pour un terroir et son appellation ainsi que ce fut le cas pour Châteauneuf-du-Pape, terrains acquis en 1989. Au fil des ans, nous avons constitué un vignoble de 60 hectares réparti sur 38 parcelles différentes et sur 8 communes : ce morcellement dont l’origine est notre sélection des meilleurs terroirs nous offre aussi une multiplicité de micro-climats. Passionnés et amoureux de l’oiseau merveilleux qu’est la bécasse, nous avons choisi son surnom « poétique » pour baptiser le domaine « La Mordorée » ; deux autres surnoms : « La Dame Rousse » et « La Reine des Bois » symbolisent les noms de nos deux cuvées. Nous sommes inflexibles sur le tri des raisins et le ramassage à la main, et franchement hostiles à la machine à vendanger. En effet, une machine à vendanger est aveugle et par définition ne peut pas trier : ainsi les grappes à moitié mûres et les raisins abîmés seront ramassés en même temps que les raisins sains et à bonne maturité. Il arrive même, très souvent, qu’une machine récolte aussi les grappillons (grappes du haut des sarments peu propices à la réalisation de grands vins) ou encore des sarments et beaucoup de feuilles. Le procédé de ramassage étant, en fait, plus un secouage violent de la souche, les grains se séparent de la rafle et la quasi-totalité des baies éclatent sous le choc, oxydant le jus des raisins et altérant les arômes. À l’inverse, au Domaine de la Mordorée, tout est trié et contrôlé. Ainsi des consignes strictes sur ce qui est à ramasser et ce qui est à éliminer sont données aux vendangeurs avant leur départ vers chaque parcelle. Un second tri est ensuite effectué sur la benne à vendange par des personnes spécialisées. La très grande variété de cépages et de terroirs nous conduit à étaler la récolte selon les maturités et à vendanger chaque parcelle au moment opportun. Pour ce faire nous effectuons avant et pendant les vendanges plus de 100 contrôles de maturité pour 38 parcelles réparties sur 8 communes différentes. Toutes ces opérations (travail du sol, vendanges vertes, soins apportés à la vigne et vendanges) entraînent des coûts de deux à trois fois supérieurs à ceux d’une viticulture chimique et entièrement mécanisée. Nous sommes pourtant convaincus qu’il est inacceptable et honteux de gâcher les prestigieux terroirs que nos ancêtres, ou la chance, nous ont légués et ce, par paresse intellectuelle ou par cupidité, en ne faisant pas ce que ces terres méritent. Notre philosophie est que la nature est beaucoup plus douée que l’homme et que la technologie ne devrait exister que pour empêcher les dérapages. Nous laissons donc les levures naturelles présentes dans nos terroirs faire le travail. Nous surveillons simplement l’évolution de la fermentation par des contrôles et des analyses régulières effectuées par un oenologue extérieur. voir des raisins parfaitement mûrs et sains permet aux terroirs de dominer la technologie et d’exprimer toute leur complexité. C’est évidemment l’atout majeur des grands vins. La vinification a bien sûr une réelle importance, car c est elle qui donne son style au vin et c’est à ce moment-là que l’homme peut imprimer sa marque. Cette conjonction fera qu’un vin est unique et ne ressemble à aucun autre. C’est aussi une des grandes forces du Domaine de la Mordorée car nos vins ont beaucoup de personnalité et sont facilement reconnaissables. Nous cherchons à avoir des vins très concentrés dont les tannins sont parfaitement fondus dans une matière très dense, gorgés de fruits, délicieux à boire jeunes, mais qui peuvent également se garder très longtemps, en exprimant au fil des années la race de leurs terroirs. Nous sommes très loin de ces vins dont le style est imprimé par la technologie et qui se ressemblent. Enfin, en matière de vinification, chacun a ses petits secrets. Comme le disait Winston Churchill : « Keep your secrets secret ! » ou d’après une traduction libre « que vos secrets restent ce qu’ils sont : secrets ! ». Par conséquent nous n’en dirons pas plus ! Source : Domaine de la Mordorée.