MEURSAULT PREMIER CRU DOMAINE LEFLAIVE ANNE-CLAUDE SOUS LE DOS D'ANE - 2013

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Superficie : 1ha 62a. - Méthodes de culture : Biodynamie. Récolte manuelle avec tri des raisins et optimisation du choix de la date par un suivi parcellaire de la maturité.

BOURGOGNE - COTE DE BEAUNE - BLANC - PREMIER CRU
Sol argilo-calcaire 1 parcelle, "Sous le dos d âne". Années de plantation : 1995 et 2004. Superficie : 1ha 62a. - Méthodes de culture : Biodynamie. Récolte manuelle avec tri des raisins et optimisation du choix de la date par un suivi parcellaire de la maturité. Vinification & Elevage Pressurage pneumatique long et doux, décantation de 24 heures puis débourbage, entonnage. Fermentation alcoolique en fût de chêne dont 22% sont neufs (maxi 1/3 Vosges, mini 2/3 Allier). Elevage : après 12 mois en fûts, le vin est élevé 6 mois en cuve où il est préparé pour la mise en bouteille. Collage homéopathique et filtration très légère si nécessaire. Pureté, sincérité, authenticité : le Domaine Leflaive, plus que jamais en cette aube du nouveau siècle, peut voir l’avenir avec sérénité : ces trois qualités fondamentales de son style depuis sa création n’ont jamais pu s’exprimer avec autant de force qu’aujourd’hui. Certes la chance, ou plutôt l’instinct terrien de ses fondateurs, l’a doté de grandes parcelles représentatives des meilleurs grands crus et premiers crus de Puligny. Mais le recours aux pratiques de la viticulture biodynamique, nous le devons à la nouvelle génération des administrateurs, et plus particulièrement à Anne Claude Leflaive, persuadée à juste titre, avec son maître de chais, Pierre Morey, que la biodynamie renforcera l’originalité d’expression des terroirs et donnera des vins plus droits et plus purs. Les derniers millésimes démontrent avec éloquence la justesse de ces convictions. Les vins ont encore gagné en richesse de constitution, en précision aromatique et en transparence d’expression de terroir, tout en conservant la finesse superlative qui en a fait une légende. MICHEL BETTANE LA BIODYNAMIE La biodynamie est une méthode de culture basée sur l’intelligence sensible des phénomènes naturels. Elle n’est pas une méthode de lutte et ne permet pas d’éradiquer une maladie ou un parasite, mais, en favorisant la vie d’un nombre important d’espèces, elle permet de maintenir les ennemis dela vigne à un niveau tolérable. Le parasite devient marginal. François Bouchet, conseiller du Domaine Leflaive en agriculture biodynamique de 1989 à son décès en décembre 2005, l’expliquait ainsi : “La biodynamie développe toutes les espèces vivantes grâce à des préparats spécifiques, élaborés à partir d’achillée, de camomille, d’ortie, de pissenlit, de valériane, de compost et de silice, véritables catalyseurs d’énergie. C’est par l’intermédiaire de la plante que l’ensemble de l’organisme est vivifié, tant par l’enracinement profond que par les feuilles captatrices d’énergie solaire. Le vin, issu de cet accord, est le résultat de l’équilibre entre le terroir et l’environnement aérien”. Les résultats de la biodynamie sur la santé des vignes sont incontestables. Les préparats utilisés enbiodynamie permettent à la vigne de renforcer son immunité en respectant l’équilibre naturel de la faune et de la flore. Les vins ont gagné en équilibre, en structure et en profondeur. LE RAISIN FAIT LE VIN Au Domaine, l’état sanitaire de la vendange détermine la qualité du vin. L’épandage du compost, la taille courte, l’ébourgeonnage et la culture organique de la vigne permettent une stricte maîtrise du rendement. La vinification et l’élevage s’accomplissent dans le respect de la tradition bourguignonne : fermentations longues et naturelles en fûts de chêne, bâtonnage jusqu’en hiver. Les pressoirs pneumatiques et la climatisation des chais sont l’apport du progrès. Deux hivers en cave offrent au vin tous les atouts nécessaires pour se tenir en bouteille “sur ses deux jambes”, comme on dit ici. L’ŒIL DU MAÎTRE François Virot demeure le régisseur du Domaine Leflaive pendant quarante ans, puis son fils Jean, a qui il transmet tout son savoir-faire, son exceptionnelle expérience de la vigne et du vin. Pierre Morey, issu lui aussi d’une lignée de grands vignerons lui succède de 1989. Depuis 2008, Éric Remy a pris le relais. Tous quatre ont su apporter au Domaine leurs connaissances, leur expérience, et leur finesse de dégustation, au terme d’un long et parfait travail en équipe. L’ÉQUIPE Une équipe, en effet. Il n’y a pas de vin de terroir sans femmes et hommes du terroir. Salariés, tâcherons (vignerons travaillant “à la tâche” selon la plus ancienne tradition bourguignonne, responsables de leur quartier de vigne) se succèdent de père en fils dans l’amour de leur métier. Originaires de Puligny Montrachet ou des environs, ils ont à cœur de défendre, tout au long de l’année dans la vigne, un patrimoine commun et un objet de fierté, une culture aux deux sens du mot. AU FIL DU TEMPS, GRÂCE AUX RAMEAUX QUI NAISSENT, CROISSENT ET FLEURISSENT SUR LE CEP GÉNÉALOGIQUE, MALGRÉ LES RISQUES DE DISPERSION DU PATRIMOINE ET DE PERTE DE L’IDENTITÉ, LE DOMAINE LEFLAIVE DEMEURE UNE FAMILLE OÙ LES VINS SONT “LES ENFANTS DE LA MAISON”. A CETTE UNITÉ PREMIÈRE, ESSENTIELLE, S’AJOUTENT LES RÈGLES DU THÉÂTRE CLASSIQUE. UNITÉ DE LIEU : PULIGNY MONTRACHET, CE MERVEILLEUX COUP D’ARCHET SUR LA CÔTE BOURGUIGNONNE. UNITÉ D’ACTION : LE CHARDONNAY, PORTÉ ICI AUX PLUS HAUTES MARCHES DU PALAIS, RÉUNISSANT TOUTES LES GRÂCES SOUS UN CARACTÈRE INFLEXIBLE, PERMETTANT D’IMAGINER LE SEXE DES ANGES. UNITÉ DE TEMPS : LE VIN ÉTERNEL ET CEPENDANT TOUJOURS RENOUVELÉ DE MILLÉSIME EN MILLÉSIME. EXEMPLAIRE, CE DOMAINE L’EST AUSSI PAR SA LIGNÉE DE PERSONNALITÉS TRÈS FORTES QUI LUI ONT DONNÉ, TOUT AU LONG DU 20 ÈME SIÈCLE, SON CŒUR, SON ESPRIT ET SON ÂME. QU’IL S’AGISSE DES PROPRIÉTAIRES OU DE LEURS ÉQUIPES, LA SÈVE ET LE SANG UNISSENT LEUR ÉLAN, LEUR PASSION POUR SIGNER UN VIN D’EXCEPTION. EXEMPLAIRE, CE DOMAINE L’EST ENCORE PAR SA RIGUEUR, SES EXIGENCES, SON ÉTHIQUE. LE VIN EST D’ABORD UNE MORALE RESPECTUEUSE DE L’HOMME COMME DE LA NATURE. SI L’ON VEUT PRÉSERVER LE PATRIMOINE DE NOS TERROIRS, IL FAUT À L’ÉVIDENCE ÉVOLUER DANS NOS COMPORTEMENTS. LE DOMAINE LEFLAIVE L’A COMPRIS. EN LE REGARDANT VIVRE, EN LE GOÛTANT, ON SE DIT QUE LA BOURGOGNE EST ENTRÉE D’UN BON PAS DANS SON TROISIÈME MILLÉNAIRE DE LA VIGNE ET DU VIN. Puligny et Chassagne ont en commun le Montrachet. Ils en ont épousé le nom, en l’honneur de ce vin que l’on déguste à genoux et la tête découverte. Toutes les bonnes fées sont réunies autour de ce berceau, offrant ici au chardonnay toutes les grâces et vertus. Puligny serait né d’un certain Puliniacus, qui créa ici son domaine à l’époque gallo-romaine. La naissance de notre vignoble se situe en effet il y a 2000 ans. L’église de Puligny est donnée à la puissante abbaye de Cluny en 1095. La seigneurie appartient aux Mypont, puis, après un épisode ducal au temps de Philippe le Hardi, aux Jaquot (des parlementaires bourguignons) et aux marquis d’Agrain. L’abbaye cistercienne de Maizières toute proche met également en valeur les meilleures vignes du terroir. Ces crus, ces climats sont connus et réputés dès le Haut Moyen Age. Ils s’épanouissent aux XVIIème et XVIIIème siècles. Les appellations d’origine contrôlée les consacrent de nos jours. LA FONDATION DU DOMAINE Joseph Leflaive (1870-1953) est polytechnicien dès l’âge de 20 ans. Ingénieur du Génie maritime, il participe notamment à la conception et à la réalisation du premier sous-marin français. Son mariage avec Camille Béatrix du Villars, d’origine dauphinoise, modifie sa carrière. Il dirige l’usine métallurgique de La Chaléassière tout en apportant ses soins aux vignes familiales de Puligny Montrachet. Il s’agit alors d’un patrimoine viti-vinicole qui a souffert de la crise du phylloxéra, et dont les vins sont, à l’époque, cédés au négociants de la région. Dès 1920, Joseph Leflaive entreprend un programme de replantation, d’extension et de mise en valeur du vignoble. Il est assisté de François Virot, son régisseur et ami (1890-1964). Ensemble, ils sélectionnent de nouveaux porte-greffes mieux adaptés à chaque climat. Joseph Leflaive commercialise peu à peu son vin sous sa propre étiquette et auprès de sa clientèle privée. LA DEUXIÈME GÉNÉRATION Au décès de leur père en 1953, quatre enfants (Anne, Jeanne, Jo et Vincent) choisissent de maintenir l’unité du Domaine et créent en 1973 la Société Civile d’Exploitation. A nouveau, ce sont des carrières nées autour d’autres activités qui s’engagent dans cette passion, dans cette ambition : porter le chardonnay de la Côte de Beaune au tout premier rang d’excellence. Assureur à Grenoble, Joseph (Jo) prend la direction administrative et financière du Domaine, tandis que Vincent, diplômé d’H.E.C. et ingénieur à Ugine, avec son caractère chaleureux et son énergie entrainante veille sur la vigne, le vin et sa commercialisation. Les deux frères forment une parfaite équipe qui parvient à un résultat remarquable. Le Domaine Leflaive devient le mètre-étalon de la qualité et il acquiert une réputation mondiale. LA TROISIÈME GÉNÉRATION En 1990, Anne Claude, fille de Vincent Leflaive, est nommée par la famille cogérante avec Olivier, fils de Joseph. La nouvelle génération demeure entourée des conseils de la précédente, grâce à la présidence de Vincent au Conseil de gestion, jusqu’à son décès en 1993. L’année suivante, Anne Claude est nommée gérante, secondée par le Conseil de gestion. Celui-ci est composé actuellement de Emmanuel de Suremain (fils de la nièce d’Anne Leflaive), Marilys de La Morandière (fille de Jo Leflaive), Bernard de Noüe (fils de Jeanne de Noüe) et Paul de Noüe (petits-fils de Jeanne de Noüe). Le XXIème siècle verra l’acte IV, l’acte V et espérons-le beaucoup d’autres encore. Bon sang et belle lignée ne sauraient faire défaut à cette famille amoureuse de la vigne et du vin de Bourgogne. Source : Domaine Leflaive